Une péniche écolo quasiment autosuffisante… belle inspiration !

Une expérimentation en constante évolution pour « rendre crédible l’écologie »

C’est tout un symbole : cette péniche est placée sur la Seine juste en face de l’Assemblée Nationale.

Dans cette habitation mobile vit Gérard Feldzer. Cet ancien commandant de bord est le cofondateur de l’association Zebunet, qui propose des micro-crédits pour les éleveurs pauvres du Sud. Il a également fondé société Carwatt (transformation de véhicules diesel en électrique)/

Sa péniche est comme un laboratoire d’autosuffisance. Brut est allé lui rendre visite, je tenais à vous partager cette vidéo :

Une autonomie électrique presque totale

Cette péniche écologique est presque totalement autonome en énergie grâce à trois sources d’énergie :

Toutes les sources d’énergie ne sont pas actives en même temps, l’énergie est donc stockée dans des batteries qui permettent de couvrir les besoins pendant deux jours sans vent ni soleil. Mais hors de question d’acheter des batteries : les batteries sont des batteries Lithium-ion récupérées sur des voitures électriques. Elles ne sont plus utilisables par les voitures mais le sont encore pour la péniche, ce qui prolonge leur durée de vie de 10 ans.

L’autonomie en eau… ou presque

L’eau de pluie, collectée dans des bacs récupérateurs d’eau de pluie, alimente le jardin potager. L’eau de la Seine est filtrée avec une petite pompe électrique (à l’énergie solaire, donc) et utilisée pour ne nettoyage de la péniche. Seule l’eau courante potable provient du réseau municipal.

L’isolation thermique naturelle

Trop chaud, trop froid ? Gérard a installé deux pompes à chaleur air-air et air-eau, qui lui assurent une température idéale.

Je n’ai pas forcément compris la partie où il utilise les « calories récupérées de l’eau de la Seine », mais cela lui permet de remplacer une chaudières à fioul… Si j’étais taquin je dirais bien qu’il s’agit des calories des déchets organiques qui flottent sur la Seine 🙂 Je vais étudier ce détail.

Côté isolation, souvent le point faible des habitations mobiles, Gérard a opté pour un un toit végétal avec des fleurs grasses qui ne demandent pas d’entretien, qui se nourrissent de l’humidité et du soleil.

Un jardin mobile pour des légumes en circuit ultra-court

Le top du top, c’est le potager : salades, fraises, concombres, tomates poussent sur le toit de la péniche… qui accueille aussi une ruche qui produit jusqu’à 5 kg de miel par an !

Merci et bravo Gérard !

Autosuffisance énergétique, isolation, récupération de batteries, habitat mobile et autonome, production alimentaire locale… Tout ce que j’aime y est ! Mais Gérard ne compte pas s’arrêter là. Sa péniche est aussi un laboratoire mobile dans lequel il compte suivre les innovations (bientôt, stockage d’hydrogène, éoliennes horizontales…).

J’ai trouvé l’idée absolument géniale et je tenais à vous la faire partager. C’est, à toute petite échelle, ce que chacun peut faire chez soi.

Gérard souhaite « rendre crédible l’écologie », je ne sais pas vous, mais moi j’y crois !

Le monde a besoin de davantage de gens comme lui, et je rêverais d’en faire partie. Et vous ?

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